Chers Collègues, Chers Amis,
Voilà 31 ans que je suis gastroentérologue. 31 fois 365 jours, sans compter les années bissextiles, cela fait au moins 11.315 fois que je pense chaque matin à ce jour en me rasant.
Président.
Enfin !
Un an cependant, c’est bref. Depuis Flaubert, chacun sait que les honneurs déshonorent, que le titre dégrade et que la fonction abrutit : voilà pourquoi nos pères fondateurs ont sagement (en pensant à eux-mêmes sans doute) limité à un an la durée de ce mandat. Je n’en briguerai donc pas d’autre, ni ne proposerai de réforme constitutionnelle dès mon accession à cette charge. Allons, 15 minutes, c’est court ; j’espère que, pour la plupart d’entre vous, ça ne sera pas trop long !, et pas trop rasoir…
Le passé nous retient et l’avenir nous tourmente : voilà pourquoi sans doute le présent nous échappe autant.
Le passé donc d’abord.
Je suis né à l’hôpital Saint-Antoine, et j’ai vécu mes premiers mois en salle de garde. Ma mère était infirmière. Mon père, Philippe, né à Tunis, démobilisé à Paris en 1945, interne en 1947, médecin interniste, a fait beaucoup de gastroentérologie : il avait notamment été l’élève de René Cattan, de Charles Debray, de Jacques Caroli.
Après un échec douloureux au médicat des hôpitaux, mon père a, 15 ans plus tard, repassé un concours pour diriger le service de médecine interne de l’hôpital de Gonesse, tout neuf à l’époque. Il n’est sans doute pas pour rien, comme un de mes oncles, René Massari à Saint-Nazaire, dans ma vocation pour les hôpitaux généraux. J’ai donc commencé mon CPEM à la faculté des sciences en octobre 1967. Sept mois plus tard, c’était mai 68.
Oh je n’ai pas été un vrai militant, plutôt un spectateur engagé, mais j’ai respiré goulûment l’air de la liberté, refait le monde jusque bien tard, après de mémorables assemblées générales où nous destituions à tour de bras des mandarins honnis. Il m’arrive parfois aujourd’hui d’en regretter certains…
Etudes à Necker, marquées surtout par la clinique néphrologique, dont j’ai naïvement cru qu’elle était le modèle ordinaire de la médecine hospitalière, puis le service de chirurgie cardiaque de Jean Mathey.
L’internat en 1973, le service militaire très vite chez Charles Laverdant, le must de la gastroentérologie militaire ; c’était très bien, sauf la solde. J’y ai rencontré des amis que je n’ai pas perdus, Thierry Vallot, Pierre-Emile Julien, Jean-Pierre Vinel, notamment. Retour à la vie civile et des débuts très variés, en hémato-oncologie chez Jacques Debray, en endocrino-diabétologie chez Jean Lubetzki et en pneumologie chez Jacques Chrétien. Puis c’est Bichat chez Charles Debray, un semestre exténuant entre un patron infatigable à l’enthousiasme juvénile et Marc Cerf, un agrégé incroyablement cultivé, exigeant et drôle, Jean-Michel Favriel, un jeune chef sensationnel, et Hervé Gouérou. Puis un an chez Jean-Jacques Bernier, avec une équipe formidable : Jean-Claude Rambaud, Robert Modigliani, Alain Bitoun, Christian Lhirondel, Raymond Marti le calaisien qui nous a quittés bien trop tôt, Raymond Jian, mes premiers pas en anatomie pathologique avec Annie Galian et Anne Lavergne. En bref, à Saint Lazare, j’ai énormément appris, et un peu souffert. A la fin de cette année Jean-Jacques Bernier m’a rendu le plus grand service de ma vie professionnelle : il m’a refusé la place de chef de clinique que je lui demandais.
Dernier semestre d’internat : la gaîté revient. L’accueil de Jean-Pierre Benhamou est à la fois réservé et chaleureux. Bernard Rueff, Serge Erlinger, Jacques Bernuau, Dominique Pessayre, Françoise Degos, Didier Lebrec, une émulation incroyable et puis Olivier Nouel, mon chef en réanimation et des collègues de rêve, dont plus tard Eric Bercoff et Christian Bataille. Autour, Jacques Belghiti en chirurgie, Yves Menu en radiologie notamment. Une thèse d’anatomie pathologique avec Claude Degott, les présentations du vendredi, les premiers papiers sans cesse ravaudés par le patron…tout était facile dans cette ambiance.
Jean-Pierre Bader, je ne l’avais jamais rencontré avant d’être son chef de clinique. Il avait été un des fondateurs de l’INSERM, un pionnier de la pharmacovigilance, le conseiller de Simone Veil. C’est son agrégé, Jean-Claude Soulé, qui m’avait recruté et m’a beaucoup appris ; nous voisinions avec l’unité d’hépatologie, que dirigeait Pierre Berthelot, avec Daniel Dhumeaux et Jean-Michel Métreau, qui était très allante, très ambitieuse, et amicale à mon égard. Et puis Jean-Pierre Bader avait été 3 avec Jean Faivre un des pères de la FFCD, et un avocat infatigable, et combien moqué au début, du dépistage de masse du cancer colorectal. Cet homme là aime que les gens soient heureux autour de lui. Avec moi, ça a très bien marché.
1982. Je voulais travailler dans un hôpital général, dans une ville moyenne, parce qu’on pouvait y être immédiatement autonome. A Orléans pendant 7 ans, puis à Pau depuis 20 ans, j’ai eu une vie professionnelle et familiale intense et heureuse. Un mot, bien trop peu, pour saluer la mémoire de deux amis disparus : Dominique Grossetti, un chirurgien exceptionnel, et Alain Lévy-Bruhl, mon premier assistant. Enfin, je voudrais remercier ceux qui me supportent quotidiennement à Pau, les malades, les soignants et mes collègues, Philippe, Ramuntxo, Barbara et Leïla, dont trois « gardent la boutique » aujourd’hui.
Adieu l’APHP, bonjour l’ANGH*. L’ ANGH c’est ma seconde famille. Ils sont tous très chers à mon coeur, même si je garde une tendresse particulière pour ceux du début, Philippe, Denis, Jacques, Michel, Jacques encore, Olivier, Odile, Bernard, les Brunos, Thierry, Jean-François, Magali, Pierre, puis Hervé, Stéphane, Christophe, Isabelle et tous les autres.
Dans les années 80, il y avait dans les hôpitaux généraux de nombreux anciens chefs de clinique, considérés par les plus méchants comme des ratés de l’agrégation, et par les plus aimables comme des Clémentins (c’est le surnom que nous avait donné Claude Klepping, par analogie avec les mandarins des CHU). Souvent sans nous être rencontrés auparavant, nous partagions la même philosophie : travailler en équipe, avec une vraie considération pour les malades et les autres soignants, aplanir la hiérarchie, dissocier le grade et la fonction, décoincer les rapports humains, personnaliser les soins, être libres de l’influence de l’argent. Nous y avons assez bien réussi, et c’est notre fierté. Nous avions du mal en revanche à continuer à faire de la recherche clinique. L’union a fait la force, la mayonnaise a pris et, petit à petit, la reconnaissance est venue. Oh, je n’ai pas oublié le mépris que certains nous ont régulièrement témoigné ; si je ne suis pas rancunier, je ne suis pas amnésique non plus !
Jean Faivre n’avait pas besoin de nous, mais il a encouragé Jacques Lafon à mettre en route notre première étude épidémiologique avec Chantal Milan, et ça a très bien marché. L’état d’esprit changeait, les secrétaires et la plupart des présidents de la SNFGE étaient favorables à l’ouverture, et c’était la même chose à la FMC-HGE. Olivier Nouel est devenu président de la FMC-HGE, puis Bernard Nalet a été le premier président de la Société venu de nos rangs. Et quand Laurent Palazzo a été le premier président issu du monde libéral, on a compris que les choses avaient vraiment changé.
Cette politique d’ouverture a fortifié la Société, forte aujourd’hui de presque 2.000 membres.
L’introduction de l’Oncologie Digestive dans le titre des journées francophones, et leur contraction sur 4 jours, avec la FMC, menées l’an dernier ont été un vrai succès. Nous aurons cette année près de 4.000 participants, et nous avons reçu plus de 700 soumissions, 10% d’augmentation dans les deux cas. Ces journées sont francophones. Un salam particulier pour nos collègues marocains, dont la Société est cette année notre invitée d’honneur. Le symposium organisé en commun sur les facteurs génétiques et environnementaux des cancers colorectaux a été d’une qualité remarquable. Les pédiatres sont avec nous cette année ; leurs sessions sont très suivies, leur participation à la séance plénière d’hier a été très appréciée.
La présence des chirurgiens nous est essentielle, comme dans notre vie quotidienne. Cette année, en plus des symposiums organisés par leurs deux sociétés savantes, nous avons eu une conférence exceptionnelle de François Pattou hier matin. La session médico-chirurgicale d’hier après midi, qui avait la forme d’une réunion de concertation pluridisciplinaire consacrée au cancer du rectum a fait salle comble. Le bilan financier est satisfaisant, et permet de poursuivre et de renforcer les actions classiques, notamment le Fonds de Recherche, dont la dotation a augmenté à 300.000 Euros grâce au soutien de l’industrie, et d’envisager l’acquisition d’un siège fixe à Paris. L’industrie est là, et bien là, malgré la crise. Elle est toujours pour nous un partenaire irremplaçable, et nos relations doivent rester faites de confiance et de respect mutuels. A titre personnel, mes conflits d’intérêt –rien de scandaleux- m’ont récemment valu d’être écarté d’un groupe de travail de la Haute Autorité de Santé sur la prise en charge de l’hépatite C. Tant pis, je n’ai ni regret ni remords : mes relations avec l’industrie m’ont permis des expériences intellectuelles et pédagogiques passionnantes, et d’y rencontrer de nouveaux amis.
Au groupe fondateur de la Fédération des Spécialistes des Maladies de l’Appareil Digestif (FSMAD) viennent de se joindre les 2 structures d’évaluation des pratiques professionnelles de la spécialité. La FSMAD a coordonné la rédaction du référentiel métier. Le SYNMAD a proposé cette année la création d’un Conseil Professionnel unique, ayant pour objectif principal de représenter la discipline au sein de la Fédération des Spécialités Médicales, et d’organiser le Développement Professionnel Continu. Ce principe est acquis ; on bute encore un peu sur la structure, mais on, va y arriver. Nous avons besoin d’être forts et unis pour discuter les décrets d’application du DPC, essayer d’éviter un machin de plus, compliqué, coûteux, peu adapté et peu efficace.
Le Journal. Gastroentérologie Clinique et Biologique, GCB, était fait de FMC en français, d’articles scientifiques en anglais, et de lettres en français. Cela rendait le lectorat un peu schizophrénique, et l’Impact Factor, malgré les efforts méritoires de la rédaction, était juste au dessus de 1. En 2009, la SNFGE a donc lancé un appel d’offre, auquel ont répondu Masson-Elsevier, John Libbey et Springer. John Libbey a été retenu pour le journal de FMC, et Masson pour le journal scientifique, mais le président de Masson a secondairement décliné cette offre. GCB reste donc la propriété de Masson, mais n’est plus, en aucune façon, le journal de notre Société, et les membres de la SNFGE ne le recevront plus.
Les 2 nouvelles revues, organes officiels de la SNFGE, sont donc Hépato-Gastro et Oncologie Digestive pour la formation médicale continue, et Digestive and Liver Disease pour la partie scientifique. Hépato-Gastro, fondé par Jean-Paul Galmiche et Jean-Pierre Benhamou, est donc devenu Hépato-Gastro et Oncologie digestive (HGOD). Philippe Lévy en a pris la direction scientifique, avec 3 rédacteurs, Laurent Castéra pour l’hépatologie, Dominique Lamarque pour la gastroentérologie, et Emmanuel Mitry pour l’oncologie. Digestive and Liver Disease (« DiLiDi ») est le nouveau journal scientifique de la SNFGE. C’est le journal, anglophone, des sociétés italiennes de gastroentérologie et d’hépatologie : douze numéros par an, un accueil enthousiaste des éditeurs, et d’emblée 3 éditeurs associés, 3 éditeurs assistants et 15 membres français dans le conseil de rédaction. Je vous encourage dès maintenant à soumettre des publications de bonne qualité à DiLiDi. L’ambition est de monter son IF au dessus de 3, et d’en faire à court terme la seconde revue européenne de la spécialité. Les membres de la société reçoivent HGOD depuis le 1er janvier, et recevront DiLiDi à partir du 1er juillet prochain.
Michel Robaszkiewicz nous tanne avec ardeur, et fait de GastroScoop une newsletter efficace. GastroListe est très active. Nous allons désormais, au cas par cas, demander à un expert reconnu de clore les discussions de façon rigoureuse.
Le site internet reste la fierté de la société. La partie grand public est en cours de refonte complète, ainsi que la page d’accueil, la présentation des rubriques et les moteurs de recherche.
RadioDigest a été développée en partenariat avec Fréquence M, une radio internet médicale, qui diffuse chaque vendredi des nouvelles rapides de la spécialité.
Mais la principale nouveauté opérationnelle de l’année, c’est GastroMobile, développé en partenariat avec Mobile Health. Tout membre de la société armé d’un smartphone peut adhérer gratuitement à GastroMobile et accéder ainsi à partir de son smartphone (même si plus d’applications sont développées pour iPhone) aux flash conférences des JFHOD, recommandations, thésaurus de cancérologie digestive, boite à outils, dictionnaire Vidal, GastroListe, GastroScoop, agenda, actualités, et enfin tout récemment à une check-list avant traitement par anti-TNF alpha. Et les heureux possesseurs d’un iPhone (ou faut-il dire iFHOD?) ont pu télécharger pour ce congrès une application « programme » qui est très fonctionnelle.
La SNFGE a été une des premières en France à organiser des conférences de consensus et à rédiger des recommandations de pratique. Elle a été très régulièrement sollicitée par la Haute Autorité de Santé pour la rédaction de recommandations de pratique et d’expertise, et y a toujours répondu positivement. Cependant, la pesanteur bureaucratique de la mise en place des groupes de travail par l’HAS et la rareté des mises à jour, nous ont décidés à produire nous-mêmes, à partir de 2010, de nouveau de façon indépendante, et avec une méthodologie rigoureuse sans être pesante, des « Conseils de Pratique » argumentés, documentés, et, de lecture plus digeste, sur des sujets que nous choisirons. Le Thésaurus national de Cancérologie Digestive sera notre modèle. La médecine fondée sur les preuves a aussi des limites, qu’il faut bien connaître. La Société doit rester très attentive à l’utilisation parfois schématique, trop souvent négative et répressive des décideurs qui utilisent ces recommandations.
Les dernières années de mon exercice de gastroentérologue hospitalier auront cependant été attristées par un souci et une loi. Les opinions que je vais maintenant exprimer n’engagent bien sûr que moi, et en aucune façon l’ensemble de la Société. Le premier souci, c’est la démographie. Notre spécialité vieillit, et n’est plus assez attirante pour les jeunes. Pourtant, c’est la plus belle des spécialités médicales, celle qui marie le mieux la clinique et la technique, la réflexion et l’action, la biologie et l’imagerie. Exigeante, fatigante, sûrement, à la mesure des satisfactions qu’elle peut donner. Pourquoi y-a-t-il moins de jeunes gastroentérologues ? Pour des raisons quantitatives sans doute, mais aussi qualitatives.
Un numerus clausus trop bas et trop longtemps maintenu a provoqué des dysfonctionnements durables dans les services des CHU, des stages jugés trop durs, moins formateurs, moins choisis. Il a abouti aussi à une réduction drastique des postes dans les hôpitaux généraux, entraînant une méconnaissance de ce mode d’exercice par les internes, et gênant beaucoup notre recrutement. Mais le problème est aussi quantitatif. Le concours de PCEM est trop précoce, trop sévère, porte sur un programme peu intéressant mais qui rend les bacheliers non scientifiques incapables de passer le cap, oblige à un bachotage féroce et inégalitaire par le recours à des préparations privées coûteuses.
Tout concourt (sans mauvais jeu de mots) à écarter de la médecine des jeunes qui ont envie de travailler, certes, mais sans s’abrutir entre 18 à 21 ans, ceux qui aiment mieux les relations humaines que la biochimie descriptive, qui ne détestent pas les travaux manuels, le sport ou la musique, à qui le sang et le reste ne font pas peur, en somme ceux qui préfèreraient être pompier ou infirmière que bureaucrate, donc de futurs gastroentérologues.
Je prie instamment mes collègues universitaires, d’oeuvrer pour modifier réellement les filières d’accès, non pas avec, comme la réforme récente, le but premier de diminuer l’échec, mais celui d’améliorer la qualité du recrutement. Un premier cycle ouvert, avec un programme large de sciences mais aussi de sciences humaines voire de droit, et un contact précoce avec les soins, pourrait être la propédeutique commune à tous les soignants, voire aux futurs cadres administratifs hospitaliers.
Veillons aussi à une maquette permettant aux jeunes de travailler largement dans d’autres spécialités, l’éveil de vocations plus tardives, des stages à l’hôpital général et en ville. Refusons une filiarisation trop précoce, trop rigide et autoritaire. Réorganisons le DESC de cancérologie digestive, et faisons d’un post-internat la règle, au CHU, au CHG, en ville. La collégiale des universitaires devrait intégrer des représentants des HG et des libéraux. Nous comprendrions mieux les choses complexes de l’université, elle entendrait mieux nos besoins présents et à venir.
La clé du «développement professionnel continu», celle qui fait que ma génération a pu intégrer sans trop de mal l’échographie et la PCR, le scanner et la chimiothérapie, l’endoscopie interventionnelle et les immunosuppresseurs, l’IRM et la virologie, l’interféron et les anti-TNFα, et j’en passe, ce n’est pas une somme de diplômes prenant la poussière dans leur cadre au dessus d’un bureau, mais bien l’ouverture aux autres. C’est très souvent sur les frontières que se font les progrès.
Mon second motif de tristesse, voire de révolte, c’est la loi HPST. Il n’y a pas de mauvaise situation qu’on ne puisse aggraver, disait Edgar Faure. Cette loi (au moins ce qui concerne la gouvernance hospitalière que je connais bien) devrait pour moi être purement et simplement abrogée. «One might classify the spread of health care administrators as a malignant disease.» Qui donc a écrit cette phrase (The Hematology Journal 2001;2:213) : c’est Laurent Degos, l’actuel président de la Haute Autorité de Santé, qui s’y connaît à la fois en matière de cancer et de bureaucratie.
Un sourire pour finir. La SNFGE a actuellement un conseil d’administration formidable, une directrice exécutive, Charlotte Fafart, et une assistante, Corine Dahan-Zylberberg, exceptionnelles, mais quid du secrétaire ? Eh bien c’est le rôle du président, qui ne fait à peu près rien, que de féliciter le secrétaire, qui fait à peu près tout. En revanche, si vous n’êtes pas contents, voyez le secrétaire ! Je ne connaissais pas personnellement Guillaume Cadiot avant de réintégrer le CA, puis le bureau de la société. Il n’a pas que de l’énergie et de la puissance de feu, il a des convictions, et il est tenace dans l’adversité. Il est l’âme et la cheville ouvrière des évolutions récentes, rapides et efficaces, sans être brutales, de notre société.
La seule rancune qui l’aura marqué, c’est celle de la mouette, qu’il a supprimée sèchement voici 2 ans du premier logo de notre société. On m’a raconté qu’une fiente vengeresse, suivie d’un rire moqueur (« HiAAAARH »), avait surpris un jour notre secrétaire lors d’une promenade méditante au bord de la mer : ce n’était qu’un cadeau de rupture ! Merci, Guillaume, Merci à tous de votre amicale attention, et longue vie à notre société, savante, chaleureuse, et indépendante.
*Association Nationale des Gastroentérologues des Hôpitaux Généraux
Docteur Emile Alexandre PARIENTE
Avril 2010
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