Chers Confrères, Chers Amis,
C’est un immense honneur pour moi d’être à cette tribune aujourd’hui pour prononcer l’allocution du président de la Société Nationale Française de Gastro- Entérologie.La SNFGE est une société savante historique puisqu’elle a un peu plus de 70 ans. C’est une société scientifique prestigieuse puisque c’est l’une des rares sociétés savantes de spécialité à avoir été reconnue d’utilité publique.
L’année 2008 est une année importante pour le monde libéral pour la spécialité et pour notre société puisque c’est la première fois depuis 70 ans qu’un hépato-gastroentérologue ayant un exercice libéral exclusif exerce la présidence de la Société. J’ai parfaitement conscience que ce tournant historique dans la vie de la Société n’est en aucun cas lié à ma personne et que de nombreux confrères et amis avaient plus de légitimité que moi pour exercer cette responsabilité, ne serait-ce que par l’importance de leur implication au service de l’hépato-gastroentérologie libérale et de la spécialité en général au cours de ces vingt dernières années. Je fais référence ici aux membres fondateurs et aux animateurs successifs du CREGG, groupe de réflexion de l’hépatogastroentérologie libérale créé il y a plus de 25 ans, auquel j’ai adhéré dès mon installation il y a 20 ans maintenant.
C’est ici l’occasion pour moi de rendre un hommage respectueux à deux éminents responsables du CREGG dont l’envergure, le talent et l’expérience auraient pleinement justifié leur place à cette tribune aujourd’hui s’ils ne nous avaient quitté de manière si brutale et prématurée. Je souhaite dédier ce discours à la mémoire du Dr G. Schwenovitz et du Dr P. Guyot qui nous manquent tant.
Avant d’aborder le vif du sujet de ce discours, je souhaite également rendre hommage à une structure hospitalière et à deux hommes : la structure c’est l’hôpital Beaujon, vieil hôpital universitaire qui est le champion des communications acceptées aux journées Francophones depuis 20 ans, et dont vous savez tous qu’il n’est pas à Paris mais à Clichy, hôpital où j’ai appris ce qui fait à mon avis le socle et l’attractivité de notre activité d’hépato-gastroentérologue, je fais référence ici à la collaboration de tous les instants, à l’entraide et à la convivialité qui unissent les hépato-gastroentérologues à leurs collègues et confrères chirurgiens digestifs, radiologues digestifs et anatomo-pathologistes.
Dans le cadre de cette structure où ils ont longtemps exercé, je voudrais rendre hommage à deux de mes maîtres d’internat et de clinicat, le Pr J-P. Benhamou qui a tant apporté à la connaissance moderne des maladies du foie et aux innombrables élèves qui ont eu l’occasion de le rencontrer au cours de leur cursus, et le Pr J-A.Paolaggi, mon compatriote, qui, grâce à son esprit très intuitif et à un grand sens clinique, avait compris avant beaucoup d’autres, à une époque où cela n’était pas encore la mode, combien en complément et prolongement de l’approche clinique qui demeure la base de notre métier, sont essentielles à notre pratique, d'une part l’utilisation en routine de l’endoscopie digestive qui permet la démonstration histologique mais également de multiples actes thérapeutiques et d'autre part celle de l’imagerie moderne qui permet l’identification et la quantification des anomalies péri-digestives, endoscopie et imagerie qui sont sans aucun doute à l’origine d’une grande partie des progrès décisifs que nous observons depuis 25 ans dans la prise en charge des patients atteints de maladie de l’appareil digestif. Parler de Beaujon est l’occasion pour moi, de remercier chaleureusement le Pr P. Ruszniewski à qui me lie une profonde admiration et une vraie amitié professionnelle, pour le rôle décisif qu’il a tenu en tant que Président de la SNFGE en 2007 dans les importantes réformes de notre société que je vais vous expliciter aujourd’hui.
Durant ce discours, j’aborderai successivement la vie de notre société, et comme corollaire, les modifications des statuts et du règlement intérieur que le conseil d’administration animé par le Pr G.Cadiot, son secrétaire général, va proposer à l’assemblée générale de mercredi, puis je vous décrirai les modifications de l’organisation des journées Francophones et je terminerai par une réflexion sur la place de la cancérologie digestive dans notre spécialité. La Société Nationale Française de Gastro-Entérologie est une société savante. C’est donc avant tout une société scientifique et son premier objectif en tant que telle est d’aider et de promouvoir la recherche en hépato-gastroentérologie. Pour atteindre cet objectif, la société organise en partenariat avec les autres sociétés scientifiques de la spécialité, la partie scientifique des journées francophones de pathologie digestive et consacre à la recherche cette année, grâce aux bénéfices de ce congrès, 330000 €.
Être une société scientifique, c’est également participer à l’élaboration de recommandations de pratiques cliniques sous l’égide ou en association avec la Haute Autorité de Santé. Sont actuellement en cours d’élaboration, 5 RPC portant sur la lithiase biliaire, la pancréatite chronique, Helicobacter Pylori, lamaladie de Crohn et les hémorragies digestives hautes d’origine ulcéreuse. Être une société scientifique, c’est également être une vitrine de notre spécialité vis-à-vis de l’étranger et notamment de l’Europe et des pays francophones. Nous sommes heureux d’accueillir cette année en tant qu’invité d’honneur des journées francophones l’Algérie, pays ami avec lequel nous avons tant de liens historiques et affectifs. À ce propos, je vous invite à assister nombreux au symposium commun consacré à la tuberculose digestive mercredi aprèsmidi. Nous accueillons également l’UEGF qui regroupe l’ensemble des sociétés européennes de gastroentérologie avec laquelle nous organisons mardi après-midi un symposium commun consacré à la pancréatite aiguë. L’an prochain, nous accueillerons en tant qu’invité d’honneur le Liban, autre pays ami avec qui nous avons tant de liens et, pour la deuxième fois, la société américaine de gastro- entérologie, l’AGA, pour un symposium commun consacré aux NOTES. Intensifier dans les années à venir notre collaboration avec les pays francophones, mais également avec l’UEGF, sera une priorité de la société. Sachez d’ailleurs qu’actuellement près de 25 % des inscriptions aux JFPD sont effectuées par des gastro-entérologues étrangers francophones.
Notre société est devenue depuis plus d’une dizaine d’années une société professionnelle, ce qui signifie une société savante qui se met au service de la profession. Cet objectif essentiel de la Société, qui occupe maintenant une part importante de l’activité de son conseil d’administration, a engendré tout naturellement une évolution vers une plus grande ouverture, ouverture qu’il faut mettre entièrement au crédit du conseil d’administration précédent animé par le Pr É. Dorval et dont la présidence proposée à un médecin libéral est un symbole fort.
C’est pour être au service de la profession que le site Internet de la société, snfge.org, a été entièrement refondu il y a quelques années, et avec quel succès, puisque snfge.org est devenu le premier site Internet francophone consacré aux maladies de l’appareil digestif en terme de fréquentation. En 2007, nous avons observé une augmentation extrêmement importante du nombre de pages vues qui est passé de 10 millions en 2006 à plus de 17 millions en 2007, le nombre de visiteurs atteignant 3.200.000, ce qui est considérable. Au nom de la société, je remercie vivement le Dr F. Tusseau, notre maître-toile pour la qualité et l’importance du travail fourni. La majeure partie des visiteurs qui consultent ce site est bien sûr nos patients, et c’est la raison pour laquelle le conseil d’administration a décidé cette année de complètement réactualiser la partie du site consacrée aux grandes maladies de notre spécialité, en associant des mises au point didactiques facilement compréhensibles qui vont être entièrement réécrites et des interviews d’experts à destination du grand public. Être au service de la profession, c’est également participer activement à sa formation médicale continue. Comme vous le savez, depuis 2006, nous nous sommes associés à la SFED pour proposer à l’automne trois journées de FMC qui associent Vidéo-Digest et le séminaire de Formation Continue de la Société. Cette association a été un grand succès en 2006 et un encore plus grand succès en 2007. Il y avait cette année 1 200 inscrits dont 950 au séminaire de formation de la société. Ce succès en terme de participation et les indices de satisfaction très élevés observés grâce aux fiches d’évaluation que vous avez accepté de remplir, nous ont conduits à renouveler pour 2008 cette opération de partenariat avec la SFED. Vidéo-Digest et le séminaire de la SNFGE se dérouleront donc du 6 au 8 novembre 2008 au Palais des Congrès de Paris.
Grâce à l’agrément de la HAS obtenu par notre société pour la formation médicale continue en hépatogastroentérologie, il nous sera possible de valider toutes les réunions locales et régionales de FMC qui déposeront auprès de notre secrétariat un dossier dont vous trouverez prochainement le formulaire sur le site snfge.org.
Pour clôturer ce chapitre, je vous rappelle que la société édite Gastroentérologie Clinique et Biologique, qui est unmagnifique outil de FMC avec son cahiermensuel dont nous savons qu’il est très apprécié des lecteurs. À ce propos, je vous rappelle que l’abonnement à GCB est inclus dans la souscription annuelle à notre société et que le montant de cette dernière est nettement inférieur à l’abonnement normal à cette revue. Je tiens à préciser ceci car encore actuellement de nombreux gastroentérologues français sont abonnés à GCB sans être membres de la société et surpaient donc leur abonnement.
Être une société au service de la profession, c’est également s’impliquer en tant qu’interface scientifique entre la profession et les pouvoirs publics et ses innombrables agences chargées de superviser et réglementer l’activité médicale. Afin que cette interface soit plus monolithique, et de ce fait plus efficace, la société a décidé de participer il y a deux ans à la création de la FSMAD, Fédération des Sociétés des Maladies de l’Appareil Digestif, qui regroupe l’ensemble des sociétés savantes de la spécialité et par ordre alphabétique, l’ANGH, le CDU-HGE, le CREGG, la FMC-HGE et le syndicat national desmaladies de l’appareil digestif. La FSMAD actuellement présidée par le Dr B. Napoléon a pour but de faire avancer les dossiers qui concernent l’ensemble de la discipline, notamment la cancérologie et les inscriptions des actes nouveaux à la nomenclature. Afin d’exercer avec une efficacité encore plus grande son action au service de la profession, notre société se doit d’être représentative de la profession, la plus représentative possible. Être représentative de la profession, c’est en premier lieu avoir de plus en plus de membres. Ceci est effectivement le cas puisque grâce à l’action efficace du CA, nous avons enregistré cette année 191 adhésions supplémentaires. La Société compte en 2008, 1 700 membres cotisants et est donc clairement la première société de la spécialité. Parmi ces 1700membres cotisants, 1 350 sont membres associés nationaux ou internationaux et 288 membres titulaires. Seuls les membres titulaires étaient jusqu’à présent dépositaires d’un droit de vote pour l’élection des membres du CA et l’élection des représentants de la société au conseil d’administration de la FMC-HGE. Le conseil d’administration est bien sûr très satisfait de cette très forte augmentation du nombre des membres de la société, cependant, nous pensons que la représentativité ne se résume pas seulement à un nombre important de membres. Pour que la société soit réellement représentative de la profession, il faut également que ses membres représentent l’ensemble des composantes de la spécialité, c'est-à-dire le monde libéral et le monde hospitalier, et surtout que représentativité rime avec démocratie, c'est-à-dire que l’ensemble de ses membres puissent participer directement et pleinement à la vie de la société notamment par l’élection des membres du conseil d’administration, ce qui n’est pas le cas jusqu’à présent.
C’est la raison pour laquelle à l’initiative du Pr G. Cadiot, secrétaire général de la Société, et du Pr P. Ruszniewski, Président en 2007, un certain nombre de modifications importantes des statuts de la société et de son règlement intérieur visant à une meilleure représentativité, vont être proposés par le conseil d’administration à l’assemblée générale qui aura lieu mercredi matin à 7h30 durant ce congrès.
La première et la plus emblématique de ces modifications est de supprimer la distinction entre membre associé et membre titulaire, comme l’ont déjà fait les autres sociétés savantes de la spécialitémais également les sociétés savantes des autres spécialités. Il convient également qu’au sein du conseil d’administration, la place des différentes composantes de la société soit mieux réaffirmée. Actuellement, le CA compte 12 universitaires, 4 hospitaliers non universitaires et 4 libéraux. Nous souhaitons augmenter progressivement au cours des années à venir, la place de la composante libérale afin de parvenir à un meilleur équilibre avec la composante hospitalière. Dès cette année, pour enclencher ce processus, nous avons décidé de porter à 6 le nombre de médecins libéraux membres du CA de la société. De plus, maintenant, chaque année, un appel à candidature est lancé auprès des différents collèges en fonction des places qui se libèrent au CA. Cette liberté de candidature associée à la disparition de la distinction entremembre titulaire etmembre associé va conférer inévitablement au CA et au bureau de la société, un impact et un rôle décisionnel singulièrement renforcé.
Dans la deuxième partie de cette allocution, je souhaite vous présenter la nouvelle maquette des journées francophones de pathologie digestive, telle qu’elles se dérouleront au printemps 2009. Pourquoi une nouvelle maquette ? Tout simplement, parce qu’au fil des années, il nous est apparu que la fréquentation du mercredi, la troisième journée du programme scientifique, s’effondrait inéluctablement, et de ce fait, n’obéissait plus au cahier des charges des sociétés savantes coorganisatrices du congrès, dont les communications orales et les symposiums étaient sacrifiés ce jour-là. Nous avons donc décidé de concentrer le congrès sur quatre jours, en choisissant les 4 derniers jours de la semaine, qui nous paraissent plus attractifs pour la profession, le jeudi et le vendredi étant à prédominance scientifique, le samedi et le dimanche demeurant à prédominance de formation médicale continue. Cette concentration sur 4 jours n’a pas bien sûr pour objet de supprimer des communications orales ou des symposiums, ce qui affaiblirait le programme scientifique et pénaliserait ainsi les sociétés savantes coorganisatrices, et elle n’a pas non plus pour objet d’affaiblir les deux jours de FMC, organisés par l’association nationale de formation médicale continue en hépato-gastroentérologie, association dont vous savez tous qu’elle a été cofondée par la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie et le syndicat national des maladies de l’appareil digestif. Pour résoudre cette quadrature du cercle, nous avons proposé au conseil scientifique des journées francophones de décloisonner le congrès, après avoir bien sûr négocié cette modification avec la FMC-HGE avec laquelle une nouvelle charte de fonctionnement a été conclue.
Les communications scientifiques orales seront réparties sur le matin et l’après-midi du jeudi et du vendredi et seront en concurrence avec les symposiums des sociétés savantes. Les séances plénières de communications orales seront étendues sur le samedi et le dimanche, portant à 4 au lieu de 3 le nombre de ces séances qui correspondent à ce qui se fait demieux en terme demessage scientifique. Le vendredi après-midi, les communications orales seront en concurrence avec des sessions de FMC, organisées conjointement par la FMC-HGE et deux sociétés savantes, qui seront différentes chaque année.
Le symposium de la SFED qui est un moment de FMC particulièrement attendu par nos confrères gastro-entérologues puisque 1000 à 1 500 participants y assistent, restera positionné le jeudi après-midi tandis que la vidéo-session, autre grand moment du congrès restera positionnée le vendredi matin.
La synthèse des posters que vous appréciez également tout particulièrement, car c’est une façon assez élégante d’acquérir un maximum d’informations en peu de temps, sera positionnée le samedi et le dimanche en début d’après-midi conjointement avec les ateliers habituels de la FMC-HGE.
Cette modification considérable de la maquette des journées francophones de pathologie digestive va s’accompagner d’une refonte du conseil scientifique du congrès : celui-ci qui représente l’ensemble des sociétés savantes s’appellera dorénavant conseil scientifique et d’organisation des journées francophones de pathologie digestive, avec l’arrivée en son sein de deux représentants officiels de la FMC-HGE avec participation délibérante et votante. Le rôle de ce conseil sera avant tout celui d’harmoniser les différents messages qui seront délivrés aux congressistes, en veillant à éviter les doublons entre les différents symposiums de sociétés, mais également entre les symposiums de sociétés et le programme de la FMC-HGE. Son rôle sera aussi de procéder à un certain nombre d’ajustements qui seront proposés dans les années à venir, en fonction des résultats des enquêtes de satisfaction qui seront réalisées et en fonction des desirata des sociétés savantes coorganisatrices et de la FMC-HGE.
Les huit demi-journées de ce congrès vous rapporteront chacune 4 points de FMC présentielle soit 32 points pour les 4 jours. L’inscription à chacune des parties du congrès, c'est-à-dire le programme scientifique et le programme de la FMC-HGE, restera distincte comme actuellement,mais l’inscription commune sera fortement encouragée et l’objectif et la cohérence de cette nouvelle maquette est que vous veniez assister aux quatre journées.
Pour clôturer cette allocution présidentielle, je souhaite insister sur la place de la cancérologie digestive dans notre spécialité. Le Pr Rougier, que vous connaissez tous, a été élu lors du dernier CA de la société au poste de vice président avec vocation à présider la société en 2009. Son entrée au CA, son élection à la viceprésidence et je l’espère à la présidence qu’il assurera l’an prochain sont, pour la Société, un symbole fort de l’importance croissante occupée par la cancérologie dans notre spécialité. Cette importance de la cancérologie digestive, vous l’appréhendez tous les jours dans votre activité qu’elle soit libérale ou hospitalière. Elle a également une traduction objective dans le nombre de résumés soumis et acceptés aux journées francophones puisqu’elle représente à elle seule près de 40 % des résumés soumis et acceptés. Outre la FFCD, dont c’est bien sûr l’occupation exclusive, l’ensemble des autres sociétés savantes de la spécialité, s’est fortement impliqué dans cette problématique.
À titre d’exemple, et parce que je la connais bien, je souhaite saluer ici l’action de la Société Française d’Endoscopie Digestive, qui en a fait son cheval de bataille, au cours des dix dernières années, sous l’impulsion du DrJ-M. Canard et de ses successeurs, axant son message sur le dépistage, le diagnostic et la prise en charge par l’endoscopie digestive à titre curatif ou palliatif des cancers du tube digestif. Autre exemple de cette implication, la tenue pour la première fois, avant-hier, au sein des journées de FMC, d’un symposium sur la cancérologie digestive en milieu libéral organisé par le CREGG. Une autre manière d’apprécier l’importance de la cancérologie digestive dans notre profession est d’étudier les résultats de l’enquête consacrée à la pratique de la cancérologie digestive organisée par la FSMAD et la FFCD dont nous connaissons maintenant les premiers résultats que je vais vous livrer.
Cette enquête nationale a obtenu 1600 réponses, ce qui correspond à 50 % des hépato-gastroentérologues de ce pays, ce qui est un résultat assez rare pour ce type d’enquête où un taux de 30 % de réponses est habituellement considéré comme tout à fait satisfaisant. Il ressort de l’enquête que plus de 700 hépato-gastroentérologues ont une compétence en cancérologie digestive ou un DESC de cancérologie. 40 % des médecins qui ont répondu à l’enquête font de la chimiothérapie et presque tous participent à une réunion régulière de concertation pluridisciplinaire qui leur permet d’évaluer et de traiter leur patient selon les standards admis. Cette RCP est animée dans près de 40 % des cas par un hépato-gastro-entérologue ce qui est, là encore, un résultat tout à fait unique. Si il en était encore besoin, les résultats de cette enquête démontrent de manière objective l’importance de la cancérologie dans notre pratique, qu’elle soit libérale, hospitalière ou universitaire.
Concentrer les journées francophones de pathologie digestive sur 4 jours, c’est également concentrer le message délivré aux congressistes, notamment concernant la cancérologie. À cet effet, nous ferons prochainement des propositions au conseil scientifique et d’organisation du congrès, afin d’accentuer dès l’an prochain la visibilité de la cancérologie digestive au cours des JFPD et que ce congrès qui réunit près de 4000 participants devienne pour les hépato-gastro-entérologues, mais également pour les chercheurs et pour l’industrie, la vitrine officielle de la cancérologie digestive de notre pays.
L’heure est maintenant venue pour moi de vous remercier de votre attention et de vous souhaiter un bon et fructueux congrès 2008.
Docteur Laurent PALAZZO
Avril 2008
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