SNFGE
Société Nationale Française de Gastro-Entérologie
Thesaurus de Bonnes Pratiques en Cancerologie Digestive : Tumeurs Endocrines Digestives et Pancréatiques Fichier PDFEnvoyer à un ami Imprimer

I. Tumeur endocrine digestive : Introduction

Le terme « tumeur endocrine », employé dans ce document, remplace les autres dénominations de ces tumeurs: carcinoïde, neuro-endocrine, APUDome..

D'un point de vue pratique, on distingue les tumeurs fonctionnelles (responsables de symptômes liés à une production de peptides ou d'amines) des tumeurs non fonctionnelles (sans symptômes liés à une production de peptides ou d'amines), les premières nécessitant un traitement symptomatique spécifique.

On distingue également les tumeurs peu différenciées des tumeurs bien différenciées car la prise en charge antitumorale diffère. Une preuve cytologique ou histologique doit être obtenue chaque fois que possible (biopsies, chirurgie).

 

Certaines tumeurs peuvent s'intégrer dans des maladies pour lesquelles il existe une prédisposition génétique : néoplasie endocrine multiple de type 1 (NEM 1), exceptionnellement maladie de von Hippel-Lindau et neurofibromatose de Recklinghausen.

Les tumeurs endocrines peuvent se situer dans tout le tube digestif, de l'osophage au rectum, les sites préférentiels étant l'iléon, l'appendice, le rectum et la région duodéno-pancréatique.

Les principaux facteurs de mauvais pronostic sont la faible différenciation tumorale et la présence de métastases hépatiques.

La rareté de ces tumeurs explique le peu d'études publiées bien conduites ; de ce fait les recommandations proposées doivent être le plus souvent considérées comme des avis d'experts.

 

 

II. Explorations préthérapeutiques des tumeurs endocrines digestives

Les explorations suivantes ne s'appliquent pas aux tumeurs ayant été d'emblée réséquées en totalité pour lesquelles le risque de récidive est nul: tumeurs endocrines appendiculaires et rectales quand elles sont bien différenciées et < 1 cm.

 

1) Examens morphologiques initiaux

 

Références

Echographie abdominale

Scanographie abdomino-pelvienne

Scintigraphie des récepteurs de la somatostatine (Octréoscan©)

Echoendoscopie pour les tumeurs de siège gastrique, duodénal, pancréatique ou rectal

Echographie cardiaque en cas de syndrome carcinoïde

 

2) Examens morphologiques complémentaires

 

Références

Imagerie complémentaire sur les foyers de fixation à l'Octréoscan©

Si suspicion de syndrome de Zollinger-Ellison (SZE) : gastroscopie avec examen attentif du duodénum (recherche de gastrinome) et examen attentif du fundus avec biopsies fundiques (hyperplasie des cellules ECL et ECLomes)

En cas de métastases hépatiques : scintigraphie osseuse standard à la recherche de métastases osseuses en l'absence de foyers fixant à l'Octréoscan©

En cas de métastases hépatiques non résécables : biopsie d'une métastase avant traitement antitumoral

En cas de métastases hépatiques paraissant résécables : IRM hépatique et scanographie thoracique

En cas de métastases hépatiques endocrines avec primitif inconnu: si appendicectomie antérieure, vérifier l'absence de tumeur endocrine appendiculaire, sinon échoendoscopie de la région duodénopancréatique, gastroscopie avec examen attentif du duodénum et de la papille, coloscopie, mais impact thérapeutique discutable ; évoquer un primitif non digestif (scanographie thoracique).

 

Alternatives

En cas de métastases hépatiques : scanographie thoracique systématique

En cas de métastases hépatiques résécables : porto-scanner

En cas de suspicion de tumeur endocrine du grêle : entéroscanner

 

 

3) Examens biologiques

 

Références

Calcémie, phosphorémie, glycémie. Si hypercalcémie, doser PTH et, si PTH basse, doser PTHrp

Chromogranine A

Si tumeur endocrine duodéno-pancréatique fonctionnelle : dosage du peptide en question + tests dynamiques adaptés (test à la sécrétine si suspicion de SZE, épreuve de jeûne si suspicion d'insulinome)

Si tumeur de l'intestin grêle et du côlon droit : 5HIAA urinaires x 3 jours

 

Alternatives

Tumeur duodéno-pancréatique: des dosages systématiques de gastrine, insuline, peptide C, glucagon, VIP, somatostatine, sérotonine, 5HIAA, thyrocalcitonine, sous-unité alpha des hormones glycoprotéiques, polypeptide pancréatique, ACTH sont préconisés par certains, mais leur utilité pour la prise en charge n'est pas démontrée

 

 

4) Recherche d'une prédisposition

 

Références

En cas de tumeur duodéno-pancréatique ou gastrique, recherche d'une NEM 1

  • Interrogatoire personnel et recueil des antécédents familiaux
  • Calcémie ionisée basale et PTH basale

Dans les situations à risque élevé de NEM 1 : SZE, tumeurs duodéno-pancréatiques multiples, histoire familiale évocatrice, hyperparathyroïdie .

  • Faire faire en plus, avec l'aide d'un endocrinologue, une recherche d'hyperparathyroïdie, d'adénome hypophysaire, de tumeur surrénalienne, de tumeur endocrine bronchique ou thymique
  • Recherche de mutations constitutionnelles du gène de la ménine après consentement éclairé (annexe 1)

 

Alternatives

En cas de tumeur endocrine de la région duodéno-pancréatique apparemment sporadique: recherche systématique de mutations constitutionnelles du gène de la ménine après consentement éclairé et bilan exhaustif systématique de NEM 1 (cf situations à risque élevé de NEM 1)

 

 

5) Cas particulier des tumeurs endocrines fundiques multiples

Doser gastrinémie

Rechercher gastrite atrophique fundique et maladie de Biermer

Rechercher SZE et NEM 1 en l'absence de gastrite atrophique fundique

Essais cliniques

Evaluation prospective de la prévalence des tumeurs endocrines de la région duodénopancréatique par échoendoscopie en cas de NEM 1 (annexe 2)

 

 

III. Critères d'opérabilité des tumeurs endocrines digestives

Recherche de tares viscérales

Le contrôle optimal de l'hypersécrétion hormonale et de ses conséquences biologiques (tumeur et sécrétions associées - hypercalcémie de l'hyperparathyroïdie par exemple) doit être obtenu avant la chirurgie. L'anesthésiste doit être prévenu d'éventuels traitements indispensables pendant les périodes per et post-opératoires (inhibiteur de la pompe à protons en cas de SZE, analogues de la somatostatine en cas de syndrome carcinoïde, contrôle de la glycémie en cas d'insulinome .)

Si métastases hépatiques bien différenciées, toujours envisager leur résection si possibilité de résection subtotale de la masse tumorale primitive et secondaire (chirurgie de cytoréduction), en s'aidant éventuellement d'autres techniques de destruction tumorale (radiofréquence .) [1,2]

 

 

IV. Traitement des tumeurs endocrines digestives

1) Traitement des symptômes

Le traitement des symptômes est prioritaire ; il doit être débuté dès la phase des explorations.

 

Références

SZE : inhibiteur de la pompe à protons à doses adaptées à la réponse clinique, endoscopique et sécrétoire

Insulinome : diazoxide

Syndrome carcinoïde, diarrhée par VIPome, glucagonome symptomatique :  analogue de la somatostatine (octréotide ou lanréotide) à doses adaptées aux symptômes.

 

Alternatives

Insulinome : si persistance des hypoglycémies ou intolérance au diazoxide: analogue de la somatostatine sous surveillance (risque d'hypoglycémie), perfusion continue de glucosé

Syndrome carcinoïde : interféron alfa

Traitement antitumoral en cas d'échec du traitement symptomatique

 

 

2) Traitement antitumoral en l'absence de métastases hépatiques

a) Tumeurs duodéno-pancréatiques

 

Références 

En l'absence de NEM 1 : indication de chirurgie, même en cas d'extension régionale, sauf risque opératoire trop élevé

En cas de NEM 1 : indications de chirurgie limitées à des situations particulières: tumeurs de plus de 2 cm, insulinome, glucagonome, VIPome ou autre tumeur fonctionnelle symptomatique malgré le traitement symptomatique

Explorations peropératoires systématiques : exploration de toute la cavité abdominale (tumeurs ectopiques), échographie hépatique et pancréatique, transillumination duodénale endoscopique si SZE

 

Alternatives

En cas de NEM 1, la chirurgie peut concerner les tumeurs de toutes tailles

SZE : duodénotomie systématique (diagnostic et résection des gastrinomes duodénaux)

Gamma-détection per-opératoire

 

b) Tumeurs du grêle

 

Référence 

Chirurgie même si mésentérite rétractile et carcinose péritonéale (sauf si risque de grêle court), avec exploration de toute la cavité abdominale et de l'ensemble du grêle (multiplicité des tumeurs dans le grêle (20%), tumeurs exocrines associées (côlon))

 

c) Tumeurs du rectum

 

Référence 

·      < 2 cm et bien différenciées et limitées à la muqueuse/sous-muqueuse et sans adénopathies périrectales (échoendoscopie) et moins de 2 mitoses par 10 grands champs: résection endoscopique (mucosectomie avec pose de clips pour retrouver la cicatrice si besoin) ou exérèse chirurgicale par voie trans-anale

sinon: chirurgie carcinologique type adénocarcinome

 

d) Tumeurs appendiculaires

 

Références 

< 1 cm: pas de traitement complémentaire après appendicectomie

> 2 cm: colectomie droite après bilan à la recherche de métastases

Entre 1 et 2 cm: discussion de chirurgie complémentaire (colectomie droite) si base envahie, métastases ganglionnaires dans le méso-appendice, embols veineux ou lymphatiques ou si adénocarcinoïde.

 

e) Tumeurs gastriques

 

Références 

Dans le cadre d'une gastrite atrophique fundique ou d'un SZE/NEM 1

=> <1 cm: surveillance ou résection endoscopique (mucosectomie si besoin)

=> >1 cm ou extension au delà de la musculeuse (échoendoscopie): discussion de résection chirurgicale ou endoscopique ou antrectomie en fonction du terrain, de l'extension des tumeurs et de leur nombre.

En dehors du cadre d'une gastrite atrophique fundique ou d'un SZE/NEM 1 : chirurgie carcinologique type adénocarcinome

 

Alternatives

Tumeurs fundiques multiples avec gastrite atrophique fundique ou SZE/NEM 1 : analogue de la somatostatine

 

f) Tumeurs coliques

 

Référence 

Chirurgie carcinologique type adénocarcinome

 

g) Tumeurs peu différenciées quel que soit le siège

Pas de consensus entre les experts

Soit chirurgie si paraît curative

Soit traitement médical d'emblée par CDDP-étoposide + radiothérapie (cf infra)

 

 

3) Traitement antitumoral en présence de métastases hépatiques

Il est très souhaitable de réséquer les métastases hépatiques synchrones ou métachrones si elles sont résécables.

En cas de tumeur bien différenciée, le traitement non chirurgical des métastases hépatiques non résécables est en général indiqué si elles sont évolutives selon les critères OMS ou RECIST (imagerie à 3 mois, puis tous les 6 mois par scanographie ou IRM) ou si elles restent symptomatiques malgré le traitement symptomatique.

En cas de tumeur indifférenciée, il y a indication immédiate à une chimiothérapie.

La surveillance des traitements antitumoraux médicaux est clinique, biologique et morphologique ; elle est effectuée tous les 3 à 4 cycles pour les tumeurs bien différenciées et tous les 2 cycles pour les tumeurs peu différenciées. Le traitement est arrêté si progression ou toxicité ; arrêt à discuter en cas de stabilité prolongée.

 

a) Métastases hépatiques résécables

 

Référence

Résection chirurgicale des métastases, éventuellement complétée par d'autres techniques de destruction tumorale, et résection de la tumeur primitive

Pas de traitement complémentaire à visée antitumorale

 

Alternatives

Tumeurs duodéno-pancréatiques bien différenciées: CT (adriamycine-streptozotocine) si contre-indication chirurgicale

Destruction par voie percutanée des métastases hépatiques (radiofréquence)

 

b) Métastases hépatiques non résécables

b1) Tumeurs endocrines duodéno-pancréatiques bien différenciées:

Traitement de la tumeur primitive : indications très sélectionnées de chirurgie en fonction des complications potentielles et des possibilités ultérieures de transplantation

 

Traitement des métastases hépatiques :

 

Références

  • Métastases non progressives et non symptomatiques, envahissement hépatique < 50% : surveillance
  • Métastases progressives et/ou symptomatiques malgré le traitement symptomatique et/ou envahissement hépatique > 50% :

- en l'absence de métastases extra-hépatiques (os .):

- CT (adriamycine-streptozotocine ou 5FU-streptozotocine si contre-indication à l'adriamycine) [3]

- ou chimioembolisation dans centre spécialisé si pas de duodéno-pancréatectomie céphalique, d'anastomose bilio-digestive, de prothèse biliaire (augmentent les risques septiques) ou de thrombose du tronc porte [4,5]

- en présence de métastases extra-hépatiques : CT (adriamycine-streptozotocine ou 5FU-streptozotocine si contre-indication à l'adriamycine) [3]

 

Alternatives

  • Analogues de la somatostatine à visée antitumorale (stabilisation obtenue dans 30-50% des cas de métastases évolutives) [6-9]
  • Interféron [10,11]
  • Dacarbazine (particulièrement en cas de glucagonome) [12] associé ou non à d'autres drogues (5FU, épirubicine)
  • 5-FU continu
  • Embolisation artérielle hépatique (ou ischémie répétée par occludeur) associée ou non à CT périphérique (adriamycine-dacarbazine et 5 FU-STZ en alternance) [13,14]
  • Transplantation hépatique en l'absence de métastases extra-hépatiques, si sujet jeune [15,16]

 

Essais thérapeutiques

  • LV5FU2-irinotecan en première ligne (Essai FFCD de phase II, annexe 3)

b2)  Autres tumeurs endocrines digestives différenciées

Traitement de la tumeur primitive : résection de la tumeur primitive intestinale et de son extension ganglionnaire si elle est identifiée (TDM, Octréoscan©, entéroscanner .) et si stade OMS < 1 ou s'il existe des signes d'obstruction (même si les métastases sont non résécables)

 

Traitement des métastases hépatiques :

 

Références

  • Métastases non progressives et non symptomatiques, envahissement hépatique < 50% : surveillance
  • Métastases progressives et/ou symptomatiques malgré le traitement symptomatique et/ou envahissement hépatique > 50% :

- en l'absence de métastases extra-hépatiques :

 

- en l'absence de contre-indication à la chimioembolisation : chimioembolisation dans centre spécialisé [4,5]

- si contre-indication à la chimioembolisation : CT (5 FU-Streptozotocine) [17] ou interféron [10,11]

- en présence de métastases extra-hépatiques : CT (5 FU-Streptozotocine) [17] ou interféron [10,11]

 

Alternatives

  • Analogues de la somatostatine à visée antitumorale (stabilisation) [6-9]
  • 5-FU continu
  • Dacarbazine [18] associé ou non à d'autres drogues (cf tumeurs de la région duodénopancréatique)
  • Embolisation artérielle hépatique (ou ischémie répétée par occludeur) associée ou non à CT périphérique (adriamycine-dacarbazine et 5-FU-STZ en alternance) [13,14]
  • Chimioembolisation même en cas de métastases extra-hépatiques
  • Radiothérapie métabolique (MIBG) [19]
  • Transplantation hépatique en l'absence de métastases extra-hépatiques, si sujet jeune [15,16]

 

Essais thérapeutiques :

  • FFCD-FNCLCC 9710  (métastases évolutives des tumeurs carcinoïdes): 5FU-Streptozotocine vs interféron (annexe 4)

b3) Tumeurs endocrines peu différenciées

 

Référence

CT (CDDP-étoposide) d'emblée [20,21]

 

c). Traitement des métastases osseuses

Radiothérapie et chirurgie à discuter

Traitement symptomatique

 

 

V. Surveillance post-thérapeutique des tumeurs endocrines digestives

1) Métastases hépatiques

Après résection, refaire scanographie ou IRM à 3 mois et Octréoscan© (si l'examen était initialement contributif) à 6 mois

Imagerie (scanographie ou IRM) et  marqueurs biologiques initialement anormaux tous les 3 mois pendant 6 mois, puis tous les 6 mois

Diagnostic des métastases osseuses en cas de signes cliniques d'appel par scintigraphie osseuse ou Octréoscan© + imagerie complémentaire en fonction de la localisation

Echographie cardiaque tous les 6 mois en cas de syndrome carcinoïde

 

2) En l'absence de métastases hépatiques

Les métastases pouvant survenir très tardivement, le malade doit être informé de la nécessité d'une surveillance prolongée en fonction des facteurs pronostiques

Après chirurgie à visée curative, refaire dans les 6 mois l'Octréoscan© si contributif initialement.

L'échographie hépatique est l'examen de base de dépistage des métastases hépatiques (disponibilité, coût). Ses performances sont néanmoins plus faibles que celles des autres techniques d'imagerie (scanographie, IRM, Octréoscan©)

  • Tumeurs peu différenciées (toutes localisations): surveillance rapprochée (1 à 3 mois) avec échographie hépatique + autres examens en fonction de la localisation et du traitement effectué
  • Tumeurs rectales bien différenciées < 2 cm et n'atteignant pas la musculeuse et réséquées en totalité et sans métastases ganglionnaires et avec moins de 2 mitoses par 10 grands champs => pas de suivi
  • Tumeurs appendiculaires < 1 cm ou 1 à 2 cm et base non envahie et absence de métastases ganglionnaires dans le méso-appendice et absence d'embols veineux ou lymphatiques et nature non adénocarcinoïde => pas de suivi
  • Autres situations => suivi minimal annuel comprenant interrogatoire, examen clinique, contrôle de l'efficacité du traitement symptomatique éventuel + dosage des marqueurs initialement anormaux et chromogranine A (et 5HIAA x 3 jours si tumeur du grêle ou du côlon droit) + échographie hépatique + suivi local en fonction de l'organe. Si syndrome héréditaire, surveillance spécifique adaptée.
  • L'intérêt de l'Octréoscanâ à titre systématique pour la surveillance des malades opérés à visée curative n'est pas validé.

 

VI. Traitement des récidives des tumeurs endocrines digestives

Références

Traitement symptomatique : prioritaire

Mêmes traitements antitumoraux que les traitements indiqués ci-dessus en cas de métastases évolutives, après vérification de l'absence de contre-indications (toxicité cardiaque cumulée de l'adriamycine, toxicité rénale très fréquente induite par la streptozotocine .)

En cas de récidive des métastases hépatiques, réévaluer les possibilités de résection chirurgicale

Radiothérapie : os, décompression .

 

Résumé des schémas thérapeutiques

5 FU-streptozotocine [3,17] =  

5 FU 400 mg/m2/j  en  perfusion de  2 h dans 250 ml de G 5% + streptozotocine 500 mg/m2/j en perfusion de 2 h ds 250 ml de G 5% (en Y du 5FU) de J1 à J5 tous les 42 j

 

Interféron alpha-2b [11] =

IntronA 3 à 5 millions d'unités en SC trois fois par semaine

 

Adriamycine-streptozotocine (3)=

Adriamycine 50 mg/m2/j en iv stricte lente à  J1 et J22 + streptozotocine 500 mg/m2/j en perfusion de 1 h dans 250 ml de G 5% tous les 42 jours de J1 à J5          

           

Dacarbazine (12,18)=  

Dacarbazine 250 mg/m2/j en perfusion  de 30 min dans 100 ml de G 5% de J1 à J5 tous les 28 J [12]

ou

Dacarbazine 650 mg/m2 en perfusion de 30 min dans 500 ml sérum physiologique à J1 tous les 28 j [18]

 

CDDP-étoposide (19,20)=

Etoposide 120 mg/m2/j en perfusion de 1 h dans 250 ml de G 5% de J1 à J3 + CDDP 100 mg/m2 en perfusion de 1 h dans 250 ml sérum physiologique à J2 tous les 28 jours (19)

ou

Etoposide 100 mg/m2/j en perfusion de 2 h dans 250 ml de G 5% de J1 à J3 + CDDP 100 mg/m2 en perfusion de 2 h dans 250 ml de sérum physiologique à J1 tous les 21 jours [20]).

 

Chimioembolisation [4,5] =

Toutes les 8 à 12 semaines jusqu'à stabilisation (minimum 2 cures)

Choix du produit de chimiothérapie :

  • adriamycine (50 mg/m2)
  • streptozotocine (1500 mg/m2)
  • adriamycine (50 mg) + cisplatine (150 mg)
  • 5-FU (350 mg) + STZ (1000-2000 mg)

Nécessité d'une anesthésie générale en cas d'utilisation de la STZ (douleurs intenses)

Risque d'insuffisance hépatique : n'emboliser qu'un lobe à la fois.

 

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