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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

lundi 20 mars 2006
Poster


Perforations oesophagiennes après dilatation pneumatique au cours de l'achalasie

A Tebaibia (1); N Oumnia (1); N Matougui (1); M Lahcene (1); MA Boudjella (1); D Boutarene (1); B Touchene (1);

(1) Alger - ALGERIE


Mots clés :
9 Maladies Oesophagiennes (Hors Rgo)

Introduction

La dilatation pneumatique est un traitement efficace de l’achalasie. Le risque majeur de cette technique est représenté par la survenue de perforation.
Le but de ce travail a été l'identification des facteurs de risque de sa survenue.

Patients et Méthodes

notre étude a porté sur 352 patients recrutés sur une période de 13 ans (1991-2003). Il s’agit de 183 F et 169 H ; âge moyen : 38 ± 19 ans (5-82). L’ancienneté moyenne de la maladie : 58 ±48 mois (2 mois -40 ans). Chaque patient a bénéficié d’une endoscopie digestive haute, d’un transit baryté et d’une manométrie oesophagienne. La dilatation a été réalisée avec un dilatateur de Witzel, en ambulatoire, sous simple prémédication par du diazépam (10 mg en IM). Selon la pression d’insufflation du ballonnet utilisée lors de la 1ère séance, deux groupes de patients ont été individualisés.
Groupe A (n : 118) : ces patients, ont bénéficié d’une 1ère séance de dilatation à l’aide d’une pression ≥ 200 mm Hg.
Groupe B (n : 234) : ces patients, ont subi une dilatation graduelle avec une pression initiale de 150 mm Hg. La pression de 300 mm Hg, n’a pas été atteinte qu’a la 3ème séance. Le protocole de surveillance était identique chez tous les patients. Au total 844 DP ont été réalisées. L’évaluation des résultats a été faite selon la classification de Vantrappen.

Résultats

au cours des 844 séances de dilatations, nous avons enregistré un taux de complications global de 16% : 5 perforations (1.4%), 47 douleurs (13.3%) dont 27 prolongées, 2 fièvres (0.6%) et 2 hémorragies (0.6%).
Toutes les perforations, sont survenues à la 1ère séance de DP avant la 1ère heure .La douleur a été constante chez les 5 patients. La perforation a été objectivée endoscopiquement dans 1 cas. Le traitement conservateur a été efficace chez 4 patients. Un seul patient a été opéré avec succès, 12 aprés la dilatation (aprés échec du traitement médical). Il n’y a eu aucun décès. La pression d’insufflation du ballonnet, lors de la première séance, était le seul facteur de risque, significativement associé à la perforation (p = 0.01).

Conclusion

La perforation oesophagienne est une complication rare de la DP. La dilatation graduelle, réalisée avec le dilatateur de Witzel est une méthode simple et sure. Nous la recommandons comme traitement de première intention de l’achalasie.

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