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Le drainage sous échoendoscopie des pseudokystes pancréatiques est-il toujours indispensable ?
M Barthet (1); B Madougou (1); M El Farisi (1); M Gasmi (1); A Desjeux (1); JC Grimaud (1); (1) Marseille - FRANCE Mots clés : 100 Echoendoscopie 27 Pancréatites Chroniques 99 Cholangio-Pancréatographie Rétrograde Endoscopique | ||||
ButLe traitement endoscopique des kystes et pseudokystes pancréatiques (PK) est devenu un traitement de première intention. L’absence de bombement digestif ou de communication peut empêcher un drainage endoscopique transmural ou transpapillaire. L’échoendoscopie en peut théoriquement augmenter la faisabilité et diminuer la morbidité du traitement endoscopique. Patients et Méthodes30 patients ont été soumis dans les 30 derniers mois à un drainage endoscopique de pseudokyste pancréatique. Les pseudokystes s’étaient constitués dans 18 cas à la suite d’une pancréatite aiguë, dans 8 cas dans le cadre d’une pancréatite chronique, dans 4 cas dans les suites d’un traumatisme pancréatique. L’échoendoscope était un Pentax° FG38UX à gros canal opérateur (3,8 mm) sans érecteur, le duodénoscope un Olympus TJF 160. En cas de bombement franc, un drainage transmural sans contrôle échoendoscopique était directement proposé et en cas de communication avec un kyste de moins de 5 cm un drainage transpapillaire exclusif était réalisé. Résultats5 patients avaient une hypertension portale segmentaire et 7 avaient un abcès avec un état septique sévère. Le délai médian de traitement des PK après la pancréatite était de 3 mois (15 jours-12 mois) . La taille moyenne des PK était de 7,3 cm (4-12 cm) . Le contenu des PK était infecté chez 7 patients, hétérogène dans 8 cas et liquidien dans 14 cas. 11 PK bombaient dans la lumière digestive (36 %), 7 PK communiquaient avec les canaux pancréatiques et 14 (48 %) ne présentaient ni bombement ni communication. Le traitement a été réalisé sous échoendoscopie chez 20 patients (66 % ; associé dans 4 cas à un drainage transpapillaire), par voie transpapillaire exclusive chez 5 patients (16 %) et transmurale sans repérage échoendoscopique chez 4 patients (13 %) . La faisabilité technique était de 96 % avec succès clinique dans 84 % des cas et une disparition radiologique chez 93 % des patients avec un suivi moyen de 13,3 mois. Une complication est survenue avec une hémorragie fatale 7 jours après le traitement sous échoendoscopie. ConclusionLe traitement sous échoendoscopie permet l’accès à une dérivation endoscopique chez un patient sur deux qui n’aurait pu être traité par voie endoscopique. Le drainage transmural sans échoendoscopie doit être réservé à des PK avec bombement digestif massif. |
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