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Société Nationale Française de Gastro-Entérologie Envoyer à un ami Imprimer

Résumé selectionné

mercredi 22 mars 2006
Poster


Suivi à plus de 10 ans des patients atteints d'atrésie intestinale, étude rétrospective à propos de 34 cas

E Aubry (1); M Bonnevalle (1); F Gottrand (1); C Mariette (1); R Besson (1);

(1) Lille - FRANCE


Mots clés :
17 Malabsorption
105 Essais Contrôlés
1 Stratégie Clinique

Introduction

Les atrésies intestinales néonatales ont bénéficié, depuis le début du XXème siècle, de progrès de la réanimation néo natale, de l’anesthésie des nouveaux nés et de la nutrition entérale et parentérale tels que l’enjeu de leur traitement n’est plus à la survie des nouveaux nés mais à leur devenir. L’objectif de cette étude sur des enfants âgés de plus de 10 ans, était d’évaluer au plus précis leur qualité de vie à distance de la prise en charge initiale.

Patients et Méthodes

Pour ce faire, nous avons réalisé une étude rétrospective à partir des cahiers de bloc opératoire et des dossiers des patients opérés d’atrésie intestinale néonatale, au CHRU de Lille, nés entre 1989 et 1994. Sur une population initiale de 59 patients, 34 ont été revus, 21 garçons et 13 filles. Il y avait 12 atrésies doudénales et 22 atrésies jéjuno-iléales. Le groupe de patients non inclus était comparable par le sexe, les tranches d’âge et le type d’atrésie au groupe des patients inclus.

Résultats

Dans notre étude, 64,7% des patients inclus ont eu une nutrition parentérale post opératoire. On retrouve plus de patients ayant nécessité d’une alimentation parentérale dans le groupe des atrésies jéjuno-iléales que dans celui des atrésies duodénales.
Parmi les enfants inclus, 88,2% avaient une taille comprise entre le 3ème et le 97ème percentile selon les courbes de Sempe. Mais 3, soit 8,8% présentaient une taille adulte estimée, en dessous de la fourchette cible calculée grâce à la taille de leur parents. Ceux-ci n’avaient pas bénéficié d’une alimentation parentérale en post-opératoire immédiat (p = 0,03). Vingt des enfants inclus soit 58,8% avaient un Indice de Masse Corporel normal. On retrouvait 17,6% des patients en surpoids et 11,7% étaient obèses. L’absence d’alimentation parentérale semble liée à l’apparition du surpoids dans l’enfance (p<0,01). Il y avait 8 patients dénutris, tous avaient présenté une atrésie iléo-jéjunale. La localisation de la malformation initiale semblait liée à l’existence d’une dénutrition après 10 ans. Les 34 patients étaient tous sevrés de leur alimentation parentérale ou entérale. On retrouvait 41,2% des patients témoignant de troubles digestifs, et un lien significatif entre l’impossibilité de faire de gros repas et une dénutrition (p<0,01). Dans notre étude, 20,5% des patients présentaient un retard scolaire à leur entrée en 6ème, mais 97% pratiquaient une activité sportive régulière.

Conclusion

Sur le plan pratique, il semble important de suivre plus longtemps les patients présentant des symptômes abdominaux afin de nous assurer de leur caractère fonctionnel, de prendre en charge les dénutris et les obèses afin d’améliorer leur état nutritionnel. Il faudra pour nos prochains patients être plus vigilant sur leur évolution staturo-pondérale mais aussi sur leur évolution scolaire.

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