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Apport de la pH-impédancemétrie œsophagienne sur 24 heures pour le diagnostic de reflux gastro-œsophagien acide et non acide. Résultats d'une étude multicentrique française.
F Zerbib (1); S Roman (2); A Ropert (3); S Bruley des Varannes (4); P Pouderoux (5); U Chaput (6); F Mion (2); JP Galmiche (4); CRITERE (1) Bordeaux - FRANCE (2) Lyon - FRANCE (3) Rennes - FRANCE (4) Nantes - FRANCE (5) Nîmes - FRANCE (6) Rouen - FRANCE Mots clés : 76 Oesophage 7 Reflux Gastrooesophagien | ||||
IntroductionL’enregistrement combiné du pH et de l’impédance œsophagiens permet de détecter les différents types de reflux, acides et non acides. Le but de cette étude multicentrique était d’évaluer l’apport de cette technique pour le diagnostic de reflux gastro-œsophagien (RGO). Patients et MéthodesOnt été inclus des patients ayant des symptômes compatibles avec le diagnostic de RGO, chez qui des enregistrements de pH-impédancemétrie sur 24 h (Sandhill, CO, USA) ont été réalisés en ambulatoire. L’analyse visuelle des tracés permettaient de détecter et caractériser les reflux acides (pH<4), peu acides (4 ≤ pH < 6,5), peu alcalins (pH ≥ 6,5) selon la classification de Porto modifiée (Gut 2004 ; 53 : 1024-31). Les symptômes étaient considérés en rapport avec un RGO acide (RA) ou non acide (RNA) en cas d’index symptomatique (IS) ≥50%. Résultats107 patients ont été inclus dans cette étude (33 hommes, âge moyen 50,8 ans, extrêmes 16-84) : 62 sans traitement et 45 sous inhibiteurs de la pompe à protons (IPP). Le nombre total d’épisodes de reflux était similaire dans les 2 groupes de patients avec et sans traitement (médiane 43 vs 46), mais la répartition RA/RNA était inversée : 3/21 vs. 23/9. Parmi les 62 patients sans traitement, 57 ont été symptomatiques : l’IS était ≥50% chez 33 patients (57,9%), pour les RA seuls chez 19 (33,3%), pour les RNA seuls chez 6 (10,5 %), et pour RA et RNA chez 8 (14,0%). Les symptômes le plus souvent associés aux RA étaient le pyrosis (n = 12) et les régurgitations (n = 12), et pour les RNA les régurgitations (n = 6) et la toux (N = 3). Parmi les 45 patients sous IPP, 38 ont été symptomatiques : l’IS était ≥50% chez 14 patients (36,8%), pour les RA seuls chez 2 (5,2%), pour les RNA seuls chez 10 (26,3%), et pour RA et RNA chez 2 (5,2%). Le symptôme le plus souvent associé aux RNA était les régurgitations (n = 7). ConclusionIl s'agit de la première étude française multicentrique évaluant l'impact de la pH-impédancemétrie. La pH-impédancemétrie permet d’établir une association significative entre RNA seuls et symptômes chez 10% des patients sans traitement et 26% des patients sous IPP. Ces résultats montrent que chez les patients ayant des symptômes sous IPP, l’apport de la pH-impédancemétrie est nettement supérieur à celui de la pHmétrie classique. Chez les patients sans traitement, la rentabilité diagnostique de la pH-impédancemétrie pour le diagnostic de RNA est beaucoup plus faible. |
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