Résumé selectionné |
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MUTATIONS DU GENE MDR3 : UN FACTEUR DE RISQUE MAJEUR DE LA LITHIASE BILIAIRE SYMPTOMATIQUE ET RECIDIVANTE DE L'ADULTE JEUNE (1) O Rosmorduc, (1) R Poupon, (2) B Hermelin, (3) PY Boelle (1) Service d'Hépato-Gastroentérologie (2) Laboratoire Commun de Biologie Moléculaire, Hôpital Saint-Antoine, Paris (3) INSERM U444, Faculté de Médecine Saint-Antoine, Paris Mots clés : ButLa lithiase de cholestérol est une des maladies digestives les plus fréquentes. Sa composante génétique est mal connue. Nous avons récemment apporté des arguments en faveur d'une anomalie du gène mdr3, le transporteur canaliculaire des phospholipides, comme facteur de risque de la lithiase de cholestérol chez l'adulte (Rosmorduc et al. Gastroenterology 2001). Le but de cette étude a été d'estimer la fréquence des mutations du gène mdr3 au cours de la lithiase biliaire symptomatique de cholestérol et de déterminer le phénotype clinique associé à ces mutations. Patients et méthodesLa totalité de la séquence codante du gène mdr3 a été analysée chez 60 patients consécutifs présentant une lithiase biliaire de cholestérol symptomatique et 33 sujets témoins sans lithiase. L'ADN génomique a été amplifié par PCR à partir des lymphocytes circulants. RésultatsDes mutations ponctuelles homo ou hétérozygotes ont été identifiées chez 18 patients présentant une lithiase. Aucune de ces mutations n'a été détectée chez les sujets témoins et dans un panel de 140 chromosomes contrôles, démontrant qu'il ne s'agissait pas de simple polymorphisme. En analyse multivariée, trois caractéristiques cliniques étaient prédictives de la présence de mutations : la récidive des symptômes après cholécystectomie (OR = 8,5), la présence de sludge ou de microcalculs dans les voies biliaires intrahépatiques (OR = 6,1) et un âge de survenue des symptômes inférieur à 40 ans (OR = 3,0). Une mutation ponctuelle a été mise en évidence chez 56 % des patients ayant au moins deux de ces caractéristiques, alors qu'aucune mutation n'a été mise en évidence chez les patients en ayant 0 ou 1. Chez les patients avec au moins 2 caractéristiques mais sans mutation ponctuelle, il a été observé une fréquence anormale d'un polymorphisme dans l'exon 6, suggérant la possibilité de réarrangements plus complexes du gène mdr3 dans ce groupe de patients. ConclusionNos résultats montrent qu'une anomalie du gène mdr3 est un facteur de risque génétique majeur impliqué dans une forme symptomatique et récidivante de lithiase biliaire de l'adulte jeune. Ces résultats permettent d'envisager la mise au point d'un test génétique permettant le diagnostic ou le dépistage des sujets à risque et justifiant la mise en route d'un traitement prolongé par l'acide ursodéoxycholique pour traiter les symptômes et prévenir les récidives. Gastroentérologie clinique & biologique 2003; 27, HS1, 0399-8320 |
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