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Mardi 26 mars 2002
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PB68

INTERET DE LA VIREMIE QUANTITATIVE DU VHC DETERMINEE AU 28e JOUR DE TRAITEMENT ANTIVIRAL POUR PREDIRE LA REPONSE A LONG TERME APRES TRAITEMENT

 

(1) X Moreau, (2) V Coullet, (2) C Poggi, (2) L Chollet, (2) N Profizi
(1) Service Gastro-entérologie, Polyclinique Mutualiste Malartic, 83190 Ollioules
(2) Service de Biologie, CHI Toulon-la Seyne, BP1412 83056, Toulon


Mots clés : Pas de mots clés.
4 Sécrétion. Mécanismes Et Régulation
1 Stratégie Clinique

La conférence internationale de consensus sur l'hépatite C de février 1999 prévoit une évaluation thérapeutique par la détection de l'ARN du VHC après 3 mois de traitement de monothérapie par interféron, voire après 6 mois de bithérapie.


But


Ce travail se propose de montrer l'intérêt de la détermination de la virémie quantitative au 28e jour du traitement antiviral.


Méthodes


Chez 49 patients (22 femmes, 27 hommes), la virémie quantitative (CV) a été déterminée par technique de PCR sensibilisée (MONITOR ROCHE-protocole sensibilisé) à différents jours de traitement : J0, J3, J7, J14, J28, J36, J56, voire M3, M5, et M6. Différents traitements ont été administrés : monothérapie par interféron alpha à doses variables (10 cas), bithérapie par interféron alpha + ribavirine (42 cas) transformée en trithérapie par interféron alpha + ribavirine + amantadine (2 cas après échec thérapeutique au 2e mois de bithérapie). Les patients ont été différenciés suivant la réponse au traitement ; Réponses à long terme (RLT) : absence de virémie détectable 6 mois après l'arrêt du traitement ; Non réponses (NR) : virémie persistante après au moins 6 mois de traitement ; Echappements (E) : réapparition d'une virémie en cours de traitement après une phase de négativation ; Rechutes (RR) : réapparition d'une virémie après l'arrêt du traitement.


Résultats


L'étude des CV, déterminées à différents jours du traitement, montre qu'à J0 la CV moyenne était de 336 900 UI/mL. L'évolution du titre des CV était variable selon les groupes de patients (NR, RR, RLT et E) mais l'analyse statistique des différentes moyennes observées (test F) montre que la charge virale déterminée au 28e jour de traitement apparaît comme la plus sensible pour distinguer les évolutions à long terme (RLT : 36,7 %, RR : 16,3 %, E : 16,3 %, NR : 26,5 %) et ceci quel que soit le traitement administré.

La fréquence inhabituelle des échappements dans cette série s'explique probablement par l'étroite surveillance virémique des patients durant le traitement.


Conclusion


Dans notre cohorte, une clairance virale au 28e jour de traitement est synonyme de réponse à long terme, à l'exception d'un patient qui a probablement échappé sous l'effet d'une corticothérapie intempestive. Au 28e jour, la persistance d'une virémie moyenne supérieure à 190 545 UI/mL (60 255-588 845) est synonyme d'absence de réponse à long terme et justifiera l'arrêt ou la modification du traitement. Les autres patients évolueront soit vers la RLT pour une virémie moyenne inférieure à 60 UI/mL, soit vers la RR pour une valeur de 3 310 UI/mL (310-346 735) ou enfin vers E. L'échappement au traitement, tout aussi fréquent sous interféron que sous bithérapie, est peut-être favorisé par la corticothérapie (1 cas).


Gastroentérologie clinique & biologique 2002; 26, HS1, 0399-8320

 

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