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ETUDE PHYSIOLOGIQUE DE LA SENSIBILITE DE LA LIPASE GASTRIQUE HUMAINE AU PH ET A LA PEPSINE (2) F Carrière (1) Service de Gastro-entérologie et Hépatologie, Hôpital de La Timone, Marseille, France (2) Laboratoire de Lipolyse Enzymatique du CNRS, Marseille Mots clés : But de l'étudeLe but de l'étude était d'évaluer précisément la stabilité en fonction du pH de la Lipase Gastrique Humaine (LGH) et de rechercher les mécanismes d'inactivation de la LGH dans le suc gastrique. MéthodesDes échantillons de suc gastrique humain ou de LGH purifiée ont été incubés pendant deux heures à différents pH s'échelonnant de 0,5 à 8,0. L'activité enzymatique résiduelle a été mesurée en fonction du temps d'incubation en utilisant la technique du pH-stat. Dans un deuxième temps, des échantillons de LGH purifiée ont été incubés avec de la pepsine humaine purifiée. Des électrophorèses et des analyses par Western Blot ont alors été réalisées sur tous les échantillons où la LGH était inactivée. RésultatsLa LGH s'est révélée stable dans le suc gastrique humain dans une fourchette de pH de 2,0 à 7,0, avec une très grande stabilité pour les valeurs de pH comprises entre 3,0 et 5,0 (temps de demi-inactivation > 24 heures). Une inactivation rapide de la LGH a été observée en dessous de pH 2,0 et au-dessus de pH 7,0, avec des temps de demi-inactivation de 43 ± 9 min et 24 ± 18 min à pH 1,0 et 8,0 respectivement. La stabilité en fonction du pH de la LGH purifiée était moins importante que celle de la LGH dans le suc gastrique, ce qui permet d'envisager la présence d'un facteur stabilisateur dans le suc gastrique (mucus ?). On a observé que l'inactivation acide ou alcaline de la LGH pouvait se produire sans destruction protéolytique et que cette inactivation était irréversible. Dans le suc gastrique, une dégradation protéolytique de la LGH se produit à des valeurs de pH très basses, probablement du fait que la LGH dénaturée est plus sensible à la protéolyse par la pepsine. Cette hypothèse a été démontrée in vitro en incubant simultanément la LGH et la pepsine humaine purifiées à pH 1. In vivo l'activité de la LGH dans le suc gastrique basal ou stimulé baisse parallèlement au pH intragastrique. On peut donc en conclure que la LGH sécrétée en dehors du repas est partiellement inactivée. Par contre, le repas permet d'élever le pH intragastrique jusqu'à la zone de stabilité de la LGH. ConclusionLa LGH est stable dans les conditions acides jusqu'à pH 2,0, mais elle n'est pas aussi stable que cela a pu être rapporté dans la littérature. Gastroentérologie clinique & biologique 2001; 25, HS1, 0399-8320 |
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