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Effet à long terme du ballon intra-gastrique à eau sur le poids, la composition corporelle et la consommation énergétique chez des sujets obèses R Benamouzig Endoscopie, imagerie Engagement de cession de droits M. Potier (1), G. Airinei (2), A. Pernot (2), J.-M. Catheline (2), D. Sfedj (2), J.-J. Raynaud (2), B. Bejou (2), C. Bon (2), J.-L. Fournier (2), R. Cohen (2), A. Baglieri (1), T. Aparicio (2), R. Benamouzig (2) (1) Paris; (2) Bobigny. Introduction L'obésité est un problème médical dont l'importance est croissante. Le ballon intragastrique est une des modalités thérapeutiques proposées chez les patients résistant à une prise en charge diététique adaptée mais dont l'intérêt reste à établir. Le ballon entraîne une distension gastrique permanente qui pourrait modifier le comportement alimentaire. Peu d'études prospectives se sont intéressées à l'effet du ballon sur la composition corporelle et l'effet de ce ballon sur la prise alimentaire n'a jamais été étudié sur le long terme. Le but de ce travail a été d'évaluer prospectivement la persistance de l'efficacité du ballon intragastrique sur la perte de poids, la composition corporelle et l'évolution du comportement alimentaire au cours du temps. Cette étude est unique par la précision des méthodes employées pour évaluer l'évolution de ces paramètres. Patients et Méthodes La pose d'un ballon intra-gastrique a été réalisée chez 36 patients obèses (32 femmes et 4 hommes) ne présentant pas de contre-indications médicales à ce procédé d'âge médian 39 ans (24-60 ans) ; de poids médian : 100 kg (83-141 kg) et d'IMC médian 37,5 (32-48). Les ballons sont retirés 6 mois après leur pose. Le poids des sujets, la composition corporelle mesurée par Dual Energy X-ray Absorptiometry, l'activité physique évaluée par actimétrie brassard SenseWear Pro2 Bodymedia, ainsi que la consommation énergétique sur 24h ont été mesurés avant la pose du ballon intragastrique (M0), à la dépose du ballon (M6) puis à 6 et 12 (M12 et M18) mois après le retrait du ballon. Résultats A la dépose (M6 vs M0), il est constaté une diminution du poids (-13,0±6,9 kg, p = 0,004), de l'indice de masse corporel (-3,6±2.1 kg/m², p = 0.008) et de la masse grasse (45,3±5,6 kg vs 37,7±7,2 kg, p = 0,08) tandis que la masse maigre n'était pas modifiée (44,6 ±5,7 kg vs 41,7 ±4,7 kg). Le ballon entraîne une diminution de la prise alimentaire sur la journée : 1639 ± 598 kcal vs 2770 ± 535 kcal (p<0,0001). Une évaluation à 6 et 12 mois après le retrait du ballon est actuellement disponible chez 20 et 23 patients respectivement. La perte de poids (8.5+/-2.0 kg et 9.0+/-2.2 kg, p = 0.005) et la diminution d'IMC (3.0+/-0.7 kg/m² et 2.9 ± 0.8 kg/m², p = 0.002) sont maintenus. La dépense énergétique totale et l'activité physique étaient corrélés à l'âge du patient (p<0.01) et à son IMC (p<0.05). Des complications mineures à type de nausées et de vomissements ont été notées chez 9 patients. Un retrait précoce à été réalisé chez 3 patients (2 au 1 er mois pour intolérance et 1 au 4 ème mois en raison d'une perte de poids majeure de 25 kg). Conclusion La pose d'un ballon gastrique chez des sujets obèses morbides entraîne une diminution significative du poids corporel, de l'indice de masse corporel, de la masse grasse et de la prise énergétique quotidienne. Ces effets semblent persister 6 et 12 mois après le retrait du ballon. Le suivi en cours permettra de mieux préciser l'évolution à plus long terme ainsi que les facteurs pronostic de succès qui restent inconnus. |