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Evaluation prospective, nationale et multicentrique à 1 an de l’hémorroïdectomie en 2009 L Abramowitz Intestin, coloproctologie, incluant la motricité, hors cancérologie Engagement de cession de droits L. Abramowitz (1), A. Castinel (2), J.-M. Suduca (3), G. Staumont (3), D. Bouchard (2), R. Ganansia (1), D. Soudan (1), F. Pigot (2), P. Guyot (4), F. Devulder (5) (1) Paris; (2) Talence; (3) Toulouse; (4) Lyon; (5) Reims. CREGG Introduction Le traitement le plus efficace de la pathologie hémorroïdaire est l'hémorroïdectomie (Milligan et Morgan ou Léopold Bellan en France). Cependant, sa morbidité est souvent mise au premier plan dans des séries étrangères, sans qu'il y ait eu d'évaluation récente à grande échelle en France. Patients et Méthodes Tous les patients de 10 proctologues chirurgicaux Français devant bénéficier d'une hémorroïdectomie de janvier 2007 à juin 2008, ont été sollicités pour participer à l'étude. Les patients ont systématiquement été évalués avant, 3 mois et 1 an après la chirurgie par questionnaire standardisé rempli par l'opérateur et les patients. Résultats 631 patients d'âge médian 48 ans (17-82) ont accepté ce suivi dont 52% de femmes (51 accouchements avec forceps et 62 déchirures du périnée). L'indication de la chirurgie hémorroïdaire incluait 313 grade 3, 214 grade 4, 196 thromboses à répétition, 169 saignements invalidants et 130 fissures anales associées. 538 patients avaient été traités au préalable par un traitement médical, 50 par infra rouge, 62 par sclérose, 69 par ligatures et 27 avaient déjà eu une chirurgie anale hémorroïdaire. 155 patients étaient colopathes : 21 diarrhéiques, 134 constipés et 83 dyschésiques. 4 patients étaient HIV+. Sur les 619 interventions évaluées en post-opératoire, il a été réalisé 220 chirurgies pédiculaires de type Milligan & Morgan (35,5%) et 396 chirurgies pédiculaires avec anoplastie de type Léopold Bellan (64,5%). Le délai médian de cicatrisation était de 6 semaines (3-56) et 90% des patients étaient cicatrisés en 10 semaines. Morbidité précoce (7,6%) : 10 hémorragies avec reprise chirurgicale (1,62%), 13 sondages urinaires pour rétention (2,10%), 5 infections locales avec reprise chirurgicale (0,81%), 9 fécalomes (1,45%). Morbidité tardive (8%) : 23 sténoses anales (4%), 7 infections locales (1,1%), 3 retards de cicatrisation, 2 marisques. 488 patients (77%) ont pu être évalués un an après la chirurgie avec des caractéristiques préopératoires qui ne différaient pas de celles des 145 patients non évalués. La continence anale n'était pas altérée avec des scores médians de Vaisey et de Wexner était respectivement de 3/24 (0-20) et 2/20 (0-19) avant et de 2 (0-19) et 2 (0-18) après chirurgie (NS). La constipation était améliorée, avec un score de KESS médian de 9 (0-32) avant intervention et de 6 (0-29) après (p < 0.001). Les scores résumés physiques et psychiques du SF-36 étaient très significativement meilleurs, après cicatrisation et à un an comparés au pré-opératoire. La gène anale évaluée sur EVA est passée de 5,5/10 (0-10) avant la chirurgie à 0,10 (0-9,9) 1 an après (p<0,05). Enfin, 9 patients ont été réopérés durant l'année suivant l'hémorroïdectomie (3 pour hémorroïdes, 3 fistules, 3 retard de cicatrisation). Conclusion L'hémorroïdectomie telle que nous la pratiquons en France, a une morbidité très faible et une incontinence anale de novo nulle. Cette importante différence avec les chiffres de la littérature pourrait être attribuée à l'expérience et l'hyper-spécialisation des proctologues évalués ici et à la prise en charge globale entourant cette intervention. |